Samedi 5 septembre 2009
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Et pourtant, nul besoin de gothitioude pour se remémorer ce cher Freud qui a bercé nos passionnantes et soporifiques heures de philo de Terminale : si le conscient préfère refouler, l'inconscient,
lui, fera toujours des siennes.
C'est assez désespérant, d'ailleurs.
On se demande si c'était vrai, on passe en coup de vent chez un psy, on re-remet en question la réalité, on re-remet en question l'interprétation, on déprime un peu, et on finit bien par grandir et
se dire que bon, l'adolescence, c'est cool, mais quand c'est temporaire.
Et puis on retombe sur un cours de psycho, un an après, toujours passionnant et soporifique, mais cette fois un peu plus tiré par les poils : apparemment, la façon dont la mère tient son bébé
influera, bien plus tard, sur sa capacité à être confiant et à tamponner (désolée, terme biophysicien incontournable) ses angoisses.
Perso, je trouve que l'idée de l'inconscient c'est cool, mais faut arrêter de déconner aussi. Vous croyez qu'on va finir par démontrer que faire tomber un crayon de couleur en dessinant cause un
choc psychique entraînant potentiellement de graves lésions cérébrales paralysantes ?
Mais ce que je trouve le plus marrant, c'est ce fait indéniable : le conscient, oubliant, s'adaptant, évoluant, avance toujours. L'inconscient, quant à lui... restera à jamais errant dans son
passé. Tel un petit Harry Potter transmutant, voyageant dans sa propre Pensine. Avec pour billet de voyage, un simple mot, pas très beau, un peu comme le "métastase" du long-métrage "Jeux
d'enfants" :
traumatisme.
Muip, la gothitioude, c'est tout à fait positif : un labo étudiant tous les maux de l'âme, sans jamais croire en un remède. (Parce qu'un remède, ça demande de l'investissement.)